Certains l’appellent niébé, d’autres le « haricot magique” et d’autres encore l’appelle « cornille »…

J’ai commencé à travailler le niébé à mon arrivée au Sénégal il y a près de 5 ans maintenant. J’admets avoir un peu désespéré au début, je me demandais comment j’allais faire pour me passer de tous les produits que j’avais à ma portée en Belgique.

Mon fils cadet souffre d’une maladie génétique (maladie des globules blancs) et il allait vivre au Sénégal avec moi! Il fallait donc que je trouve des substituts pour l’apport de protéines. Mais il était hors de question que je paie des prix astronomiques pour des produits importés. Il me fallait des produits naturels et disponibles au Sénégal… et dans mon magnifique village de Toubab Dialaw. Je ne voulais vraiment pas dépendre des produits importés alors que mon beau pays regorge de bons aliments, même si nous en ignorons les qualités nutritionnelles.

C’est alors que j’ai découvert le niébé… Mon but était de trouver une façon de le faire consommer à mon fils. Vous connaissez la tête que font les enfants devant certains aliments… Oui cette tête là ! Je devais trouver un moyen de contourner cela.

Alors, je me suis mise à créer des recettes à base de niébé et quand j’ai vu mon fils manger sans même demander ce qu’il mange, j’ai su que je suis parvenue à mes fins.

Pourquoi le niébé ?

C’est l’apport important en protéines qui fait du niébé un aliment incroyable ! Son apport en protéines représente plus du double de la plupart des céréales classiques! Il apporte aussi beaucoup d’amidon, de l’acide folique très important chez les femmes enceintes pour la lutte contre la malformation du nouveau-né. La graine est également riche en fer, zinc ou calcium. Et comme si ce n’était pas assez extraordinaire, le niébé tolère les sols pauvres, acides et la sécheresse.

Pour couronner le tout, la NASA l’étudie également pour nourrir les astronautes ! Faut-il que d’autres s’intéressent à nos richesses pour que nous réalisions à côté de quoi nous passons ?